Lu sur le site d'AngolaPress
L`homme n`y est plus, alors la nature y est reine. Depuis la division de l`île, il y a 34 ans, l`environnement de la zone tampon, à Chypre, a pu évoluer à son rythme, offrant un habitat de choix
pour des espèces menacées comme pour d`autres, plus envahissantes.
Pour la première fois depuis la création de la Ligne verte, entre les positions de l`armée chypriote d`un côté et celles des forces turques et chypriotes turques de l`autre, une poignée de
scientifiques ont engagé un recensement systématique de sa faune et de sa flore.
"Les écosystèmes de la zone tampon sont un mélange étrange de ce qui existait auparavant et qui a eu une chance d`agrandir son domaine, et d`espèces qui ont été introduites", explique Nicolas
Jarraud, un expert français du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud-ACT), qui parraine cette étude.
Cette zone, entre les deux lignes de cessez-le-feu de 1974, a échappé au développement immobilier effréné qui a ravagé ailleurs l`habitat de nombreuses espèces, sur une île connue pour la
richesse de sa biodiversité.
Le projet du Pnud-ACT étant en cours, les scientifiques livrent leurs conclusions avec parcimonie : certaines orchidées et tulipes menacées ont été identifiées à l`intérieur de la Ligne verte, de
même que des oiseaux dont les populations diminuent ailleurs (alouette des champs, oedicnème criard).
A lire également, l'article de Jacques Potiron de la SFO - Société Française
d'Orchidophilie de Poitou-Charentes et Vendée.