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L'Angraecum sesquipedale est une orchidée mythique pour un orchidophile et, en cela, mérite bien un petit billet spécifique. 

Mais rien que par sa blancheur et sa forme étoilée, elle suscite naturellement la convoitise des passionnés et des collectionneurs ! Peut-être une future acquisition... Sans doute...

Voici quelques infos sur cette beauté, pêchées sur Wikipedia.

L'étoile de Madagascar (Angraecum sesquipedale) est une espèce de la famille des Orchidaceae endémique de M Angraecum-sesquipedale.jpg adagascar.
C'est une plante vivace à croissance monopodiale, épiphyte ou plus rarement lithophyte originaire des forêts côtières de la côte Est (canal des Pandalanes).

C'est une plante à croissance lente d'assez grande taille aux feuilles allongées, pliées à la base, aux extrémités arrondies. Les hampes florales portent de une à trois fleurs et se forment chaque année à l'aisselle des feuilles principales. Au fur et à mesure de la croissance, le niveau d'apparition des nouvelles hampes comme celui de formation des racines aériennes remonte d'un nœud.

Les fleurs sont blanches, légèrement verdâtres, les trois sépales et les pétales forment une grande étoile à six branches. La branche inférieure élargie est produite par le labelle. De la base du labelle part un grand éperon de 25 à 30 cm de long dont la base est remplie de nectar.

Floraison

A Madagascar, elle fleurit en hiver de juin à novembre, en Europe la floraison est inversée et survient de fin décembre à janvier. Les fleurs émettent leur parfum la nuit, caractéristique qui a fait rechercher un pollinisateur parmi les papillons nocturnes.


Pollinisation


La pollinisation est assurée par un papillon nocturne de la famille des Sphingidae Xanthopan morgani praedicta. C'est une sous-espèce à la trompe particulièrement longue du sphinx africain Xanthopan morgani. L'histoire de sa découverte est particulière. Angraecum-sesquipedale1.jpg

La morphologie de la fleur d'Angraecum sesquipedale n'avait pas manqué d'attirer l'attention de Charles Darwin qui écrivait en 1862 :

I must say a few words on the Angræcum sesquipedale, of which the large six-rayed flowers, like stars formed of snow-white wax, have excited the admiration of travellers in Madagascar. A whip-like green nectary of astonishing length hangs down beneath the labellum. In several flowers sent me by Mr. Bateman I found the nectaries eleven and a half inches long, with only the lower inch and a half filled with very sweet nectar. What can be the use, it may be asked, of a nectary of such disproportional length? We shall, I think, see that the fertilisation of the plant depends on this length and on nectar being contained only within the lower and attenuated extremity. It is, however, surprising that any insect should be able to reach the nectar: our English sphinxes have probosces as long as their bodies: but in Madagascar there must be moths with probosces capable of extension to a length of between ten and eleven inches!

Dans plusieurs fleurs que m'a envoyées Mr. Bateman, j'ai trouvé des nectaries de onze pouces et demi de long, avec seulement le pouce et demi inférieur rempli d'un nectar très doux. [...] Il est cependant surprenant qu'un insecte soit capable d'atteindre le nectar : nos sphinx anglais ont des trompes aussi longues que leur corps; mais à Madagascar il doit y avoir des papillons avec des trompes capables d'une extension d'une longueur comprise entre dix et onze pouces !

Tournée en dérision au début, cette prédiction se trouva renforcée par la découverte de papillons présentant ces caractéristiques au Brésil (Hermann Müller, 1873) puis par les recherches d'Alfred Russel Wallace qui proposa Xanthopan morgani comme pollinisateur potentiel en 1871. Ce n'est finalement qu'en 1903 que la sous-espèce Xanthopan morgani praedicta fut décrite par Lionel Walter Rothschild (1868-1937) et Karl Jordan (1861-1959). Au repos, la trompe de ce papillon est enroulée 20 fois sur elle même. La variété longicalcar d'une autre espèce Angraecum eburneum possède un éperon encore plus long d'environ 40 cm et on ignore s'il existe un pollinisateur particulier avec une morphologie adaptée à la longueur de cet éperon.

 

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Agence France-Presse Paris
Le précieux morceau d'ambre a été trouvé en 2000 dans une mine de la Cordillère septentrionale, à l'est de Santiago. Il contient notamment deux pollinariums d'orchidée, attachés au thorax d'une abeille ouvrière.(Photo : AFP)

Une orchidée fossile «collée» à une abeille dans un morceau d'ambre, mis au jour en République dominicaine, permet de reconstituer l'évolution de ces plantes au passé inconnu, révèle la revue Nature de jeudi.

Ce précieux morceau d'ambre daté de 15 à 20 millions d'années a été trouvé en 2000 dans une mine de la Cordillère septentrionale, à l'est de Santiago. Il contient notamment deux pollinariums («paquets» de pollen) d'orchidée dans un état de conservation extraordinaire, attachés au thorax d'une abeille ouvrière.

Les auteurs de la découverte, Santiago Ramirez, de l'université Harvard à Cambridge (Massachusetts, États-Unis), et ses collègues, ont donné à cette orchidée jusqu'ici inconnue le nom de Meliorchis caribea, et identifié l'abeille comme appartenant à l'espèce Proplebeia dominicana, caractérisée par l'absence de dard.

«Il s'agit, résument les chercheurs, du premier fossile sans ambiguïté d'une orchidée tout en offrant une observation sans précédent de l'interaction plante-pollinisateur». AFP.jpg

Les orchidées (du grec «orchis», testicule, en référence à la forme arrondie des pseudo-bulbes de certaines espèces) sont fécondées par des insectes qui pénètrent dans leur ovaire, renfermant du pollinarium. Le pollen adhère alors fortement aux insectes, mais se décolle tout seul lorsque le pollinisateur arrive dans une autre fleur.

L'évolution des plantes de la famille des orchidacées, qui fascinent depuis l'époque du «père» de la théorie de l'évolution, Charles Darwin, il y a 150 ans, demeurait jusqu'ici très obscure.

Ce qui est particulièrement important pour les auteurs de la découverte, c'est qu'ils disposent donc désormais d'un moyen de reconstituer l'arbre phylogénétique des orchidées en général, dont on connaît aujourd'hui quelque 25 000 espèces.

«Nous avons construit cet arbre de famille en nous basant sur les séquences d'ADN», précise Santiago Ramirez à l'AFP. «Puisque nous savions où s'y trouvait le fossile, nous avons utilisé son âge pour calibrer l'horloge moléculaire. Et puisque aucune autre orchidée fossile n'était connue jusqu'ici, nous avons calculé l'âge des orchidées modernes à partir de celui de Meliorchis».

Ainsi, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que le dernier ancêtre commun des orchidées existantes poussait il y a 76 à 84 millions d'années. Les résultats obtenus suggèrent enfin, précisent-ils, que le grand rayonnement des orchidées a commencé peu après les extinctions massives qui ont marqué le passage de l'ère secondaire à l'ère tertiaire, il y a 65 millions d'années, et dont les victimes les plus célèbres sont les dinosaures.

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Extrait d'un article rédigé par Philippe Renève pour le site d'Agora Vox :

 

C’est l’événement du mois : son livre est réimprimé ! Il est en Languedoc un homme étonnant, fol amoureux des orchidées, des plantes et des choses sauvages, réunissant les personnalités du faune malicieux, du savant chercheur de grimoires et de l’humaniste rabelaisien.


Il est fils de berger et a longtemps été simple ouvrier agricole, défrichant et débroussaillant la campagne languedocienne. Autodidacte, il s’est spécialisé dans l’étude des herbiers, des ouvrages anciens et de la systématique des orchidées de chez nous. Il donne des conférences, écrit des articles scientifiques, organise des expositions ; il se rend souvent en Italie pour des études au soleil du terrain et dans l’ombre des bibliothèques. 

En effet, ses diplômes étant plus champêtres qu’universitaires, les portes des temples de la science française (museums, herbiers) ne lui sont ouvertes qu’avec un entrebâilleur, et la consultation des documents botaniques ne lui est pas toujours aisée en France. 

En revanche, il a trouvé à Florence la Belle des oreilles attentives entre lesquelles le contenu du crâne est plus finement actif que chez nous. C’est dans cette ancienne quasi République où toutes les fonctions étaient soumises à concours au mérite, même celles de balayeur, qu’il peut s’abîmer l’esprit et les yeux dans l’étude des documents et des herbiers historiques.


Grand et mince, la moustache foisonnante et le poil abondamment grisonnant, il est volubile avec raison, sérieux avec fantaisie, et savant comme pas deux. Voici une orchidée : il vous raconte une sortie où il avait déniché des spécimens extraordinaires. Passe un rapace : circaète jean-le-blanc, lance-t-il, avant que vous n’ayez seulement distingué sa couleur. Parlez-lui d’une plante, et il vous dira ce qu’il a trouvé, là-bas en Toscane, dans un grimoire poudreux d’un botaniste très XIXe...

 

 

Il est impossible de ne pas conseiller urbi et orbi l’admiration des photos et la lecture de son livre, qui vient donc d’être réimprimé. Cette lecture est d’utilité publique et le prix, bien modeste au regard des plaisirs procurés, devrait en être largement remboursé par la Sécurité sociale, tant le lecteur en sort les yeux pleins de merveilles et au cœur la joyeuse sérénité qui suit un concerto de Mozart.


En voici les références : Les Orchidées sauvages de France, Collection Grandeur nature des Créations du pélican/Éditions Vilo, Paris, août 2007. Format 23 x 31,5 cm. 340 pages, 1 220 photographies. ISBN 2 7191 0642 9c.


 Il a obtenu en 2005 le prix botanique du Prix P.J. Redouté.

 

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Voici un site très utile qui regroupe une multitude de liens susceptibles d'intéresser tout orchidophile...

OrchidWire.JPG
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Pour les orchidophiles amateurs de parfum, voici un livre qui recense les orchidées les plus odorantes et qui donne pour chacune d'elles une fiche de culture détaillée ainsi que la description des senteurs.

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Extrait du très intéressant site www.trompe-l-oeil.info 

Canopée 
(Date : été 2001 - Surface : 280 m2)

Cette peinture a été réalisée sur le mur d’un bâtiment industriel de Givaudan SA à Genève en Suisse. 

Cette entreprise, qui travaille sur les fragrances, a commandé à l’artiste cette peinture pour illustrer leur programme d’exploration sur la canopée de l’Amazonie. 

Des dirigeables qui se posent comme des papillons sur le toit de l’Amazonie. On peut y voir aussi le morphisme d’une orchidée en flacon de parfum. 

Un beau travail de recherche sur les plantes tropicales et leurs exubérances. 

La réalisation de cette fresque (en peinture minérale uniquement) par Anne Ramseier (Atelier-an), a duré six mois.

Givaudan.JPG

Photo atelier-an

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Extrait du site du Conservatoire et jardin botaniques de la Ville de Genève

Laboratoire de culture in vitro

laboratoire de culture in-vitro

Le laboratoire de cultures in vitro a plusieurs activités au sein du Jardin botanique. Dans le cadre de la conservation, il se consacre principalement à la culture des orchidées terrestres.

laboratoire de culture in-vitro

Le laboratoire met actuellement au point des techniques de conservation de plusieurs espèces suisses d’orchidées comme Himantoglossum hircinum, Ophrys apifera, Orchis morio, Cypripedium calceolus, etc. L’optimisation de la culture des mycorhizes nécessaires à la germination des orchidées est une des principales activités. La mise en place des techniques depuis la récolte des graines jusqu’au sevrage en serre prend des années.

laboratoire de culture in-vitro

Plusieurs projets de conservation sont à l’étude, le principal a concerné le sauvetage des orchis à odeur de bouc de la troisième voie CFF.

Le laboratoire in vitro a officiellement ouvert ses portes le 30 juin 1997. Nous y multiplions des plantes avec une méthode particulière qui consiste à faire croître des plantes sur un milieu nutritif gélosé. Ceci doit se faire dans des conditions strictement aseptisées car les milieux nutritifs sont aussi malheureusement très favorables au développement de bactéries et de champignons créant des infections défavorables au développement des semences ou des explants mis en culture.

Cette méthode permet de mettre en culture des plantes qui sont difficilement, voire impossible de multiplier avec les méthodes traditionnelles comme les orchidées épiphytes, certaines plantes saprophytes ou encore des fougères. Elle reste également l’ultime recours pour multiplier des plantes très menacées dont il n’existe plus que quelques individus. A partir d’un explant (morceau de tige, de racine ou de feuille) plongé dans un cocktail d’hormones de croissance, on provoque la formation de cals, puis un bourgeonnement, afin de diviser, puis de reproduire des plantes-filles.


Trois buts caractérisent le travail réalisé dans le laboratoire

 

  • Conservation d’espèces indigènes et tropicales
  • Multiplication d’espèces pour l’enrichissement de nos collections en plein air et sous verre
  • Assainissement de collections

Conservation d’espèces indigènes et tropicales

C'est le rôle phare du laboratoire. Actuellement, plusieurs espèces sont en culture. Depuis l’inauguration du laboratoire, la culture d’orchidées terrestres a été l’activité la plus importante. Cette culture est complexe puisqu'il s'agit également d’isoler et de maintenir en culture les champignons vivant en symbiose avec les orchidées et seuls garants d’une bonne adaptation lors de la réintroduction dans leur biotope naturel. En général, on utilise des semences matures, mais pour certains genres ou espèces, seules des semences non matures donnent de bons résultats. Cela nécessite de repérer la date de floraison, puis d’effectuer une pollinisation manuelle, ce qui permettra de prélever des gousses vertes au stade optimal. Pour cela, il est indispensable de connaître les stations d'orchidées et de suivre leur croissance pour être présents aux moments opportuns.

 

Le but est de maîtriser la multiplication générative des orchidées terrestres afin d’en assurer la pérennité tout en conservant leur patrimoine génétique. C’est le cas pour plusieurs espèces d’Orchis, d’Ophrys, de Dactylorhiza. D’autres espèces sont encore en test et demandent encore un peu de temps pour que leur culture soit optimale.

La sauvegarde de plantes bulbeuses indigènes nous a conduit, depuis la fin de l’année 1999 à faire des essais de culture de tulipes à partir de fragment de tiges, cela nous permettra de multiplier des espèces dont les stations en nature sont très limitées comme Gagea pratensis, Gladiolus communis, Tulipa didieri et Tulipa grengiolensis.


Pour quelques orchidées et les plantes bulbeuses citées ci-dessus, le matériel végétal nous a été fourni via la CPS (Commission Suisse pour la conservation des Plantes Sauvages), organisme national pour la conservation d’espèces végétales en danger.

Nous avons aussi fait des essais de multiplication végétative de Sinningia bulbeux provenant de la Mâta Atlantica au Brésil et nous faisons des tests de germination in vitro et des mises en culture de ces mêmes espèces hybridées.

Enfin, tout dernièrement, un ultime essai de sauvegarde est effectué sur une Broméliacée (Gregia berteroi) dont une seule plante subsiste au Conservatoire de Brest, ainsi que sur Bulbophyllum afin de sauvegarder les deux dernières plantes présentes à Brest et à Nancy. Des tests de mise en culture sont réalisés sur un Bulbophyllum provenant de Madagascar dont des plantes prospèrent au Jardin Botanique de Neuchâtel. Ces projets sont menés en collaboration avec M. Lesouef du Conservatoire de Brest.
 
Multiplication d’espèces pour l’enrichissement de nos collections en plein air et sous verre


Sont multipliées à cet effet, toutes espèces impossibles ou difficiles à multiplier selon des méthodes traditionnelles :

 

  • Orchidées terrestres
  • Orchidées épiphytes
  • Fougères indigènes et tropicales
  • Pyrolacées (pour l’instant, nous avons eu du succès que sur une espèce, les autres sont encore en test)
  • Plantes carnivores (ce sont les seules plantes adultes que nous conservons in vitro, car elles constituent une collection que nous avons héritée)
 
Assainissement de collections

Certaines de nos collections sont virosées, la seule manière de les assainir reste la culture méristématique in vitro. Nous avons donc en projet la multiplication par méristème de tulipes et d’orchidées épiphytes.

Nous essayons de travailler le plus possible en collaboration avec d’autres laboratoires de recherche au niveau de la culture in vitro. Nous sommes ainsi en contact avec le laboratoire de Kew, celui de la Station Fédérale de Recherche Agronomique de Changins ainsi qu'avec le laboratoire du Centre de Lullier. Ces trois laboratoires travaillent dans des domaines très distincts nous apportant des informations multiples et complémentaires.

Nous travaillons également en étroite collaboration avec quelques petits laboratoires privés (personnes ou associations) avec lesquels nous partageons des expériences très intéressantes.

Le travail est réalisé avec l’aide partielle de deux horticultrices travaillant respectivement dans les secteurs des rocailles et des serres, ainsi que des stagiaires en formation pratique avant d’entrer dans des écoles supérieures d’horticulture. Ces deux dernières années, une aide technique durant l’été nous a été octroyée sous forme de contrat temporaire
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Ou comment garantir la qualité des milieux par la diversité des habitats...
 

Dans la réserve naturelle du marais de Lavours, la gestion par le pâturage favorise certaines espèces telles que le Liparis de Loesel, mais elle porte atteinte à une plante, la sanguisorbe, et aux rares papillons Azurés qui lui sont liés. Pour contourner cet apparent antagonisme, il est nécessaire de concevoir une gestion de l’espace en une mosaïque diversifiée.


Liparis © Christophe Galet, Ecosphere

La Réserve Naturelle du marais de Lavours située dans la plaine alluviale du Haut-Rhône (département de l’Ain), abrite un marais calcaire de 484 hectares, d’un grand intérêt écologique, comptant de nombreuses espèces rares et protégées.

Afin d’y assurer la conservation de ce patrimoine, le gestionnaire a entrepris d’y mettre en place une gestion par pâturage à l’aide de bétail rustique, chevaux camarguais et bovins Highland Cattle. Cette gestion s’est révélée bénéfique car elle a permis de créer des zones très ouvertes favorables à des espèces supportant mal la compétition entre plantes, comme le Liparis de Loesel (Liparis loeselii), une Orchidée qui est protégée en France et figure à l’annexe 2 de la Directive européenne Habitats Faune Flore.

En revanche, le pâturage conduit à l’élimination de la Sanguisorbe officinale (Sanguisorba officinalis), plante nourricière exclusive des chenilles des deux papillons très rares et figurant également dans l’annexe 2 de la même Directive européenne, l’Azuré des paluds (Maculinea nausithous) et l’Azuré de la Sanguisorbe (Maculinea teleius). Une gestion par fauche à la fin du printemps a l’effet inverse : elle permet une abondante floraison estivale de la Sanguisorbe, mais conduit à la régression, voire à la disparition par exclusion compétitive, du Liparis.

Dans ces conditions, quel mode de gestion conservatoire privilégier pour conserver la biodiversité dans ce marais ?

La solution est simple : la diversité spatiale (si possible en mosaïque) des modes de gestion de la végétation peut assurer la coexistence d’un maximum d’habitats et donc d’espèces. Des zones peuvent ne pas être gérées, pour permettre la reconstitution de l’aulnaie et de sa biodiversité propre (par exemple pour les champignons).
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À 40 ans, le biologiste Dung Tân Nhut figure parmi les 2.000 postulants au prix des Scientifiques les plus éminents du 21e siècle, présentés par le Centre international de biologie de l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne).

Né en 1967 dans la province littorale de Khanh Hoà (Centre), Dung Tân Nhut intègre la filière biologie de Dà Lat, sur les hauts plateaux du Centre. Diplômé en 1990, il poursuit ses études au Japon où il soutient un mastère avant de décrocher un doctorat en biologie à l'Université de Kagawa (Shikoku, Japon).

De retour au Vietnam en 2002, Duong Tân Nhut devient le vice-directeur de la Section biologie de Dà Lat. Ses études scientifiques portent sur les fleurs de cette ville. Dà Lat ayant fait de celles-ci sa fierté et son renom, le professeur s'en donne à cœur joie. Il trouve sujets sur sujets, ses études deviennent innombrables, des lis, roses ou orchidées.

Mais son plus grand fait d'armes, Duong Tân Nhut le doit à une orchidée dont le nom scientifique est Paphiopedilum Delenatii. Cette fleur d'origine vietnamienne est aussi connue sous le nom Sabot de Venus. 

Importée en France vers 1913, ce qui explique son nom scientifique donné par un botaniste tricolore, il semble qu'elle ait disparu du Vietnam pour une raison inconnue. On regrette alors cette fleur si parfumée et trouvable que sur les hauts plateaux. Mais en 1993, comme un miracle, la précieuse orchidée refait surface dans la région centrale, entre Lâm Dông et Ninh Thuân. Duong Tân Nhut et ses collègues, en extase, se précipitent pour l'étudier. C'est alors que le professeur décide de la reproduire artificiellement. 

Le Sabot de Venus va connaître sa première reproduction asexuée, une expérience très risquée mais qui se termine par un succès.

Duong Tân Nhut est passionné par ses études. Ses étudiants et stagiaires parlent de lui avec un grand respect, disant qu'il est un enseignant compétent, dévoué pour la formation et les études, toujours disposé à les aider. Duong Tân Nhut affirme aussi aimer travailler à leur contact car "avec eux, je me revois quelques années auparavant", confie-t-il.

Ces 13 dernières années, Duong Tân Nhut, membre des Associations des botanistes du Japon et du monde, et de l'Association américaine d'études biologiques in vitro, a publié 139 études dans différentes revues thématiques internationales.

Récemment, le biologiste de 40 ans figure parmi les 2.000 postulants au prix des Scientifiques les plus éminents du 21e siècle, présentés par le Centre international de biologie de l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne).

Paru dans le Courrier du Vietnam sous la plume de Hoàng Mai
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Dans ma boîte ce matin, un courrier qui me fait toujours très plaisir : le magazine "Orchids" de l'American Orchid Society, dont je viens de recevoir le numéro d'août 2007.

Encore de bons moments de lecture en perspective ! Pour voir le sommaire, cliquez sur l'image.


aos-082007.jpg
To view table of contents, click on the above picture

 

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WWF discovers new species of orchids in Papua New Guinea


 

One of eight new orchid species (Cadetia Kutubu
recently discovered in Papua New Guinea.
© WWF / Wayne Harris


Lu sur le le site du
WWF   *** Version française en fin de billet ***

A series of expeditions by WWF scientists into previously unexplored areas of tropical rainforest in Papua New Guinea (PNG) have revealed new orchid species previously unknown to science.

Over the course of expeditions to PNG's Kikori region between 1998 and 2006, WWF teams collected some 300 species of orchids. Of those collected, eight have been confirmed as new species, while 20 more have yet to be verified as new.

Papua New Guinea already has more recorded orchid species than any other country in the world.

“The island of New Guinea is an incredible goldmine of orchids,” said Wayne Harris, a botanist from Queensland Herbarium in Australia and one of the world’s leading authorities on orchids. “There are over 3,000 known species found here with countless varieties undoubtedly yet to be discovered.”

WWF, together with the Kutubu Joint Venture Partnership, is working towards the long-term conservation of the Kikori region and the amazing diversity of plants and animals that it supports. The region is one of the last areas in PNG that includes such a variety of different forest habitats. Along with orchids and other plant-life, these remarkable forests are home to some of the country's most unique wildlife, such as birds of paradise, giant cassowaries and the enigmatic tree kangaroo.

The announcement of the discovery comes just a week ahead of the official launch of two new wildlife management areas, which will protect significant areas of rainforest where these orchids have been found.

WWF’s work in conserving the Kikori region is also vital to local communities. More than 20,000 people, from 12 different ethnic groups, live in the area and rely on the natural resources of its forests and streams for their subsistence livelihood.

“The discovery of such a large number of new orchid species is incredibly exciting,” said WWF Forest Ecologist Olo Gebia.

“The sad reality is that many of these plants, including those which may contain cures to some of the world’s most deadly diseases, may become extinct before they have even been discovered. This gives even greater urgency to ensuring the long-term conservation of this remarkable region.”

 

Version française reprise du site WWF.be


Une série d'expéditions menées par les scientifiques du WWF dans diverses régions encore inexplorées de la forêt pluviale en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), a permis de mettre au jour 8 nouvelles espèces d'orchidées inconnues jusqu'alors. Il est même probable que 20 espèces supplémentaires viennent s'ajouter dès que la communauté scientifique l'aura confirmé. Ces découvertes exaltantes sont survenues dans la région du Kikori aux abords du Lac Kutubu, internationalement reconnu pour sa richesse biologique.

« L'exploitation forestière illégale a déjà causé la disparition de près de 70 espèces d'orchidées qui existaient dans les forêts indonésiennes », déplore l'écologiste forestier du WWF, Olo Gebia. « Ces découvertes sont donc d'autant plus réjouissantes. »

Ces trouvailles marquent l'apogée d'une longue étude menée par le WWF sur la flore peuplant la région du Kikori. Les expéditions, qui se sont déroulées entre 1998 et 2006, ont permis d'améliorer fortement la connaissance du monde végétal de l'île de Nouvelle Guinée. La PNG possède déjà le plus grand nombre d'espèces d'orchidées enregistrées au monde.

« L'île de Nouvelle Guinée est une mine d'or d'orchidées, » affirme Wayne Harris, botaniste à l'herboratum de Queensland et éminence mondiale sur le plan des orchidées. « Plus de 3000 espèces ont déjà été décelées dans cette région et il en reste certainement encore beaucoup plus à découvrir. »

Le WWF, en collaboration avec le Kutubu Joint Venture Partnership, travaille à la conservation du territoire du Kikori et de l'incroyable diversité de plantes et d'animaux qu'il héberge. La région est l'une des dernières en PNG qui offre une telle diversité d'habitats forestiers. En plus de leurs orchidées et du reste de leur flore, les forêts y abritent une partie des espèces de Papouasie Nouvelle Guinée les plus extraordinaires comme les oiseaux de paradis, les cassoards géant, et les énigmatiques arbres kangourous.

La découverte de ces nouvelles espèces survient une semaine avant le lancement officiel de deux programmes de conservation régionaux, protégeant des parties importantes des forêts où ces orchidées ont été mises au jour. L'implantation de ces aires de conservation constitue un grand pas en avant pour le renforcement du réseau de régions protégées en PNG.

Le travail du WWF pour la conservation dans la région du Kikori est aussi indispensable pour les communautés locales. Plus de 20 000 personnes, issues de douze groupes ethniques différents, y habitent et comptent sur les ressources naturelles des forêts et des cours d'eau pour assurer leur survie.

« La découverte d'un si grand nombre de nouvelles espèces d'orchidées est vraiment exaltante, » ajoute Olo Gebia du WWF. « Malheureusement beaucoup de ces plantes, y compris celles qui peuvent contenir des remèdes à certaines des maladies les plus mortelles, risquent de disparaître avant même d'avoir été découvertes. Il est donc d'autant plus vital de mettre sur pied un programme de conservation dans cette exceptionnelle région du Kikori. »

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Les orchidées ne sont pas les seules à prendre racines aux Teppes de Verbois dans le canton de Genève.

Les surfaces ouvertes ont tendance à être colonisées par des plantes envahissantes non indigènes telles que les buddleyas, les verges d'or du Canada et les robiniers faux-acacias. 

Pour lutter contre la banalisation de ces milieux, un entretien régulier, parfois drastique, est donc nécessaire. Il en va de même si l'on veut conserver le caractère alluvial (mosaïque de terrasses de graviers et de zones humides de taille et de profondeur variables) si fondamental pour la richesse des Teppes. 

La lutte contre les espèces de flore et de faune non indigènes constitue une priorité pour la gestion de la réserve.


Les prairies sèches des Teppes sont riches en orchidées. On y trouve notamment des Ophrys abeilles, et des Orchis singes, bouffons, militaires et hommes-pendus.

 

 

L'Orchis militaire      

L'Orchis homme-pendu 


Lu sur le site du Département du Territoire de l'Etat de Genève
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Appréciées sur toute la planète pour leur forme stylisée et les parfums captivants, les fleurs colorées et éblouissantes des diverses variétés d'orchidées ornent plusieurs lieux andins, séduisant les chercheurs et les voyageurs qui s'arrêtent toujours pour les admirer.

Les orchidées, qui possèdent une des plus belles fleurs du monde, se trouvent dans différentes régions : depuis la cote pacifique jusqu'aux hauts plateaux en passant par les zones de l'amazonie.

Superbes et attrayantes, ces fleurs sont capables deNATURE PEROU NATURE pousser en altitude (depuis 100 jusqu'à 4800 mètres). Aucune autre famille de plantes n'est jamais arrivée à une aussi grande diversité et complexité dans la formation de chacune de ses espèces. 

En Equateur, il existe des sentiers comme celui des Palmitos (dans les environs de Quito) qui conduisent à de surprenants champs d'orchidées, dans lesquels se trouvent près de 200 espèces, dont certaines ne peuvent être vues qu'au travers d'une loupe.

Au Pérou, se trouve la dénommée terre des Orchidées (département de San Martin) un véritable paradis dans lequel abondent des genres divers comme le Anguloa, Cattleya, Catasetum, Bollea, Brassia, Coryanthes, Lycaste.

De belles orchidées se trouvent aussi en Bolivie, dans les vestiges archéologiques de Tiahuanaco ou Samaipata; au bord de route moderne ou sur les berges d'un fleuve ou d'un lac.

Ces merveilleuses fleurs qui peuvent être minuscules (Trizeuxis falcata) ou mesurer jusqu'à 70 centimètres de haut (Phragmipedium caudatum) captivent les chercheurs et les voyageurs… beauté semée sur les chemins andins.
 
Lu sur le site de
Enjoy Peru
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Le numéro de Jullet-Août-Septembre d'Orchid Digest m'est parvenu ce jour...  Voilà une enveloppe que j'aime voir dans ma boîte aux lettres !

Sur la page de couverture, un Polystachya fallax d'Afrique et à l'intérieur plein de belles choses dont un dossier complet sur ce genre, et un article très fouillé sur les diverses variétés de Paphiopedilum callosum rencontrées au Viêt Nam... A faire tomber raide les Paphio's lovers !

Ah ! Et puis j'oubliais les magnifiques photos de Cypripedium... et les mouchetés comme les guttatum et yatabeanum : superbes !

OrchidDigestAugust.JPG
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Le site du CERN à Meyrin compte plusieurs zones dites « réserves florales naturelles - fauchage tardif ». On peut actuellement observer la floraison d'une variété rare d'orchidées sauvages et d'une autre, plus usuelle. L'« Ophrys Abeille » (Ophrys Apifera) est une espèce vivace rare et protégée. 

Très peu répandues, ces orchidées fleurissent en grand nombre certaines années, pour ne réapparaître parfois que dix ans plus tard. 


Cern1.jpg


Elles vivent en symbiose avec un champignon se trouvant dans le sol. Cette espèce doit son nom à son labelle velu, de couleur brune, qui ressemble à une abeille femelle dont il reproduit l'odorat - un mimétisme qui lui permet d'attirer les abeilles mâles (faux bourdons) et de favoriser la pollinisation. 


Cern2.jpg



L'« Orchis pyramidal » (Anacamptis Pyramidalis) est quant à elle beaucoup plus répandue. Sa taille et sa couleur rose vif la rendent facilement reconnaissable, même en voiture.

Lu sur le bulletin du CERN
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Mon jardin d'orchidées

  • Martine's Orchids Garden
  • : La passion des orchidées et leur culture
  • : 28/05/2007

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