Mon jardin d'orchidées

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  • : La passion des orchidées et leur culture
  • : 28/05/2007

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Les blogs à ne pas louper !

Fiches de culture

Lundi 21 janvier 2008

C'est un plaisir toujours renouvelé que de découvrir, dans la boîte aux lettres, au milieu des factures et autres joyeusetés du genre, l'une des revues à laquelle je suis abonnée... 

La jolie petite frimousse de ce Paphiopedilum leucochilum "Krull's Perfection" a, sans conteste, égayé ce début de semaine...

Orchids-Janvier2008.jpg

Au sommaire de ce mois...

OrchidsSommaireJanv08.JPG

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Jeudi 17 janvier 2008
Lu sur le site  rsr.ch
 
Les espèces d'altitudes

OrchidRSR1.jpg En montagne et le long des chemins et des talus, poussent par exemple l'orchis des Alpes, ou Orchis nain, la nigritelle noire ou dite orchis vanillée pour son odeur (la vanille est elle-même une orchidée). 

Elles sont surnommées les filles du soleil pour leur préférence pour les endroits dégagés, comme les talus qui sont dégagés régulièrement et ne reçoivent pas de fertilisants, que les orchidées ne supportent pas. 

Selon la qualité du terrain, elles sont relativement répandues dans certains endroits, mais très rares dans d'autres.
OrchidRSR2.jpg


Les espèces de basse altitude

En plaine et sur les talus, on trouve également l'orchis mâle, l'orchis bouffon.

Dans les prés maigres, voici l'ophrys bourdon, l'ophrys abeille et l'ophrys mouche, ainsi nommées pour la ressemblance de leurs trois pétales et trois sépales avec les insectes.

Dans le Chablais, on les appelle les dames de velours, avec leurs dessins d'insectes ou de têtes de mort, très variés selon les espèces.

Des espèces protégées

En Suisse, toutes les espèces d'orchidées sont protégées et ne doivent pas être cueillies.

Un système de croissance particulier

OrchidRSR3.jpg
Le système de croissance de toutes les orchidées est particulier : elles sont toujours accompagnées d'un champignon, qui se présente sous forme de filaments qui vont entourer la graine de l'orchidée pour permettre sa germination.

Certaines espèces vivant dans les sous-bois, sur des feuilles mortes et des aiguilles de sapins, Ce sont les saphrofytes, qui ne sont pas parasites, mais qui n'ont pas de chlorophylle et doivent vivre sur des substrats.
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Dimanche 13 janvier 2008

Depuis cinq ans, l'engouement suscité par la belle exotique ne cesse de croître. Jadis réservée à l'élite, elle est aujourd'hui la plante en pot la plus vendue
en Europe. Va-t-elle chiper à la rose son titre de reine des fleurs? Les spécialistes répondent
Article de Frédéric Rein - Le Matin Dimanche (Photo Keystone)
 
Voilà qui fera momentanément flétrir le célèbre refrain de Guy Béart, dont le tube, «L'important, c'est la rose», nous poursuit depuis près de quarante ans. Aujourd'hui, en effet, la «reine des fleurs» a dû céder son trône à une prétendante exotique, l'orchidée, qui est devenue la plante en pot la plus vendue en Europe.

Exit, donc, l'exclusivité réservée il y a encore une poignée d'années à l'élite, qui l'érigeait en véritable signe extérieur de richesse. L'orchidée est entrée dans une ère de démocratisation. D'abord grâce aux élevages in vitro en milieux stériles enrichis, débutés en 1970, puis, plus récemment, à la culture intensive, principalement en Hollande.
Cymbi.png
«Malgré des serres chauffées et éclairées artificiellement en hiver, les quantités cultivées ne suffisent plus à satisfaire la demande, notamment en raison de l'ouverture des marchés des pays de l'Est, où l'orchidée rencontre un franc succès. Il est devenu difficile de s'approvisionner lors des différentes fêtes», constate François Schilliger, responsable du secteur végétal des magasins éponymes.

Les ventes d'orchidées ont explosé

L'indice révélateur de sa popularité se retrouve sur les rayons des grandes surfaces, qui monnayent - à partir d'une vingtaine de francs - les charmes exotiques de la belle.

«Cela fait environ cinq ans que les ventes d'orchidées ont explosé, spécialement le Phalaenopsis, également appelé orchidée papillon. Dans les jardineries, l'orchidée représente un tiers du chiffre d'affaires de la serre tropicale», atteste Alexandre Le Lann, responsable de la serre tropicale au garden centre Schilliger de Gland (VD), et témoin privilégié de cet engouement.

Les secrets d'un succès

Mais pourquoi cette «plante bizarre du plein ciel», comme l'écrivait Émile Zola, plaît-elle autant? Sa beauté raffinée et mystérieuse, mâtinée d'une féminité aux confins de la symbolique érotique, n'y est certainement pas étrangère. Tout comme la finesse de ses formes, de ses contours complexes, incohérents pour certaines espèces, et de ses couleurs chatoyantes. Et naturellement son prix, devenu très attrayant.

Toutefois, pour François Schilliger, il n'y a pas de rivalité directe entre le rosier, la rose coupée et l'orchidée, car ils ne «combattent» tout simplement pas dans la même catégorie. «On ne peut pas comparer une fleur coupée à une plante», nuance-t-il.

Les ventes de rosiers ne baissent pas

«Et si l'on prend le rosier, il s'agit d'un arbuste de jardin qui fleurit de mai à septembre, et compte des milliers de variétés et de formes différentes avec des parfums envoûtants. Alors que l'orchidée, c'est une plante d'appartement relativement sophistiquée, facile d'entretien et résistante. Elle concurrence donc le bégonia, le cyclamen ou l'azalée, mais pas le rosier.»

Ce dernier rassure les amateurs de l'emblème de la Saint-Valentin: «Les ventes de rosiers et de roses coupées (la tendance étant, selon les fleuristes, de les parer de branchages, n.d.l.r.) ne se sont jamais aussi bien portées.»

«Un univers incroyable»

Peter Werner, vice-président de la Société suisse d'orchidophilie, voit la démocratisation de sa fleur fétiche d'un bon oeil: «C'est bien que les deux ou trois espèces asiatiques vendues à des prix abordables aient permis au plus grand nombre de découvrir cet univers incroyable.»

Toutefois, Peter Werner est à des milliers de kilomètres de ces orchidées-là. «J'essaie de constituer une collection complète d'espèces en provenance des îles de l'océan Indien et de Cuba. Je possède actuellement une centaine de spécimens, provenant essentiellement d'échanges.»

Une passion qui n'est pas près de se faner pour ce collectionneur, mais qui, au dire des spécialistes, ne devrait pas résister au simple effet de mode pour le grand public: «Comme dans d'autres domaines, il y a des cycles. D'ici cinq ou six ans, l'orchidée aura probablement cédé sa place à une nouvelle espèce.»

Après l'azalée et le cyclamen, l'orchidée risque de découvrir qu'être dans le vent, ce n'est qu'une ambition de feuille morte!
Comment en prendre soin?
Peter Werner, vice-président de la Société suisse d'orchidophilie, voit dans l'orchidée communément vendue - telle celle nommée «papillon» - une «plante sollicitant peu de soins». Quelques règles de bases sont cependant nécessaires pour qu'elle refleurisse plusieurs fois par année:
  • La placer dans un endroit où la luminosité est bonne, mais à l'abri des rayons directs du soleil.
  • Pour la conserver longtemps, lui donner une eau faible en calcaire: soit de l'eau de pluie récoltée, soit de l'eau minérale comme la Volvic, très pauvre en calcaire.
  • L'arroser de manière régulière, mais pas trop. Le substrat ne doit pas rester mouillé en permanence. Un bain tous les mois est idéal, complété de manière hebdomadaire par un déci d'eau pour un pot moyen.
  • Ne pas hésiter à mettre son orchidée à l'extérieur pendant l'été, y compris la nuit, en veillant à ce qu'elle ne soit pas exposée au soleil et aux intempéries (vents forts, grêle...).
  • Tous les deux ou trois ans, il est recommandé de la rempoter.
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Jeudi 10 janvier 2008
Lu sur le site d'Enviroscope

Un sentier pour découvrir les pelouses sèches des Bauges 
(Par Michel DEPROST)


Le Parc Naturel Régional des Bauges propose de découvrir les pelouses sèches protégées par un programme Natura 2000 autour du Mont Saint Michel.

Les pelouses sèches font partie des formations naturelles associant intimement flore, faune et géologie. Le sentier des pelouses sèches autour du Mont Saint Michel, illustre les fondements du Parc naturel régional du Massif des Bauges et la démarche Natura 2000 : maintien des activités humaines respectueuses de l'environnement, gestion de la biodiversité, concertation des usagers, accueil et sensibilisation du public.

Le site Natura 20 undefined 00 des « pelouses, forêts sèches et habitats rocheux du rebord méridional du massif des Bauges » fait partie d’un réseau de 16 sites en Rhône-Alpes qui ont bénéficié d’actions pilotes pour gérer et valoriser la faune et la flore remarquables dans le cadre du programme Life Nature et Territoires en Rhône-Alpes.
La chapelle Saint-Michel, les paysages de la cluse de Chambéry ou du massif des Bauges, les orchidées colorées au printemps : autant de raisons pour parcourir le sentier des pelouses sèches !
Quelle que soit la saison, les ambiances contrastées que traverse le sentier ne peuvent vous décevoir : à la pénombre de la chênaie à buis succèdent les pelouses sèches où revient de migration la pie-grièche écorcheur. Du printemps à l'automne, les troupeaux de génisses animent les prairies. Et que dire de l'hiver, lorsque dans quelques centimètres de neige crissant sous les pas, vous surplombez la couche nuageuse qui dissimule le bassin chambérien...

Le sentier des pelouses sèches permet de découvrir les richesses de la faune et de la flore autour du Mont saint-Michel et de comprendre les mesures de préservation engagées dans le cadre de Natura 2000.
Les sept stations du sentier constituent autant de haltes destinées à percevoir les liens indissociables qui relient l'homme à son massif. Des tables d'interprétation qui renvoient à un livret de découvertes illustré édité par le Parc (disponible à la Maison du Parc, les offices de tourisme de Chambéry et Challes-les-Eaux et l'Auberge de Curienne) offrent au promeneur les clés pour mieux appréhender le paysage. L'itinéraire pédestre balisé se parcourt en famille (dénivelé : 173 mètres) en 3 heures. 
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Jeudi 3 janvier 2008

C'est avec grand plaisir que je vous invite à admirer l'une des dernières oeuvres de Colombobine sur lesquelles j'ai vraiment flashé ! J'aime aller découvrir régulièrement, sur son site, ses "artisteries" comme elle les appelle !

HolcolglossumColombobineJPEG.JPG
Pour cette magnifique représentation d'un Hocolglossum Kimballianum, dont son ami Elmini est devenu récemment l'heureux cultivateur, Colombobine vient tout juste de commencer à expérimenter une nouvelle technique qui, dit-elle, semble porter ses fruits ! 

Elle se place face au sujet (plante ou photo) et en esquisse tout d'abord les contours à main levée, au crayon noir. 

Une fois tous les contours dessinés, elle pose les ombres et les couleurs. Enfin, elle colorie le fond en noir pour faire ressortir les fleurs. C'est, précise-t-elle, ce qui lui a pris le plus de temps !

Sans avoir chronométré son travail, elle estime cependant avoir passé 15 minutes pour dessiner les fleurs, 15 autres pour les mettre en couleur, et près de 3/4 d'heure pour réaliser le fond noir.

"Voilà, rien de bien sorcier donc... Je dirais même que c'est l'un des croquis que j'ai trouvé le plus facile à faire pour un excellent rendu" nous confie Colombobine de qui j'envie vraiment le coup de crayon !

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Mercredi 26 décembre 2007

Je viens de voir que ce magnifique ouvrage avait été traduit en français, alors que j'étais sur le point de l'acquérir dans sa version anglaise... Quel beau cadeau !


LesOrchideesMiniatures.jpg

 

Père Noël, reviens ! J'ai pas fini ma liste !

Commentaire de l'éditeur

Les orchidées miniatures sont de plus en plus populaires, et pour cause. Elles ont les couleurs vives, les formes exotiques, les floraisons extraordinaires et les parfums enchanteurs de leurs cousines plus grandes, tout en offrant une alternative idéale à tous les amoureux d’orchidées qui disposent de peu d’espace ou souhaitent réunir une collection importante. Ce que les orchidées perdent en taille, elles le compensent souvent par des fleurs exquises, bizarres, qu’on dirait venues d’un autre monde et qui recouvrent parfois toute la plante. Enfin, contrairement à une idée reçue, elles ne sont pas plus difficiles à cultiver que les orchidées de taille standard. 

Dans ce livre, fruit de plus de quarante années d’expérience, Steven A. Frowine présente, dans des descriptions détaillées accompagnées de superbes photographies, plus de 300 espèces d’orchidées miniatures, naines et compactes, dont la plupart sont facilement disponibles, au moins chez les fournisseurs spécialisés, et bien adaptées à la culture sous lumière artificielle en serre, en terrarium ou sur des rebords de fenêtres, ainsi que 200 espèces supplémentaires classées en fonction de leurs caractéristiques. Il propose également un précieux guide de sélection et de culture qui permettra aux orchidophiles débutants comme aux plus avertis de choyer ces petites merveilles comme elles le méritent.

Depuis plus de quarante ans, Steven A. Frowine cultive des centaines d’orchidées. Il fut également en charge de la collection d’orchidées du Missouri Botanical Garden, l’une des plus riches des États-Unis avec ses quelque dix mille plantes.

Description


In the enormous orchid family, the beauties classified as miniatures are among the most intriguing. These orchids, which range from under an inch or two in height to a maximum of 12 inches, can pack just as much flower power as their larger relatives, yet their compact size allows them to fit easily on a windowsill or under fluorescent lights. Steven Frowine profiles some 300 and lists another 200 by key characteristics, with information on the plant's geographic or hybrid origin; details about the flowers, bloom season, mature size and habit; ease of culture; light and temperature requirements; recommended potting medium; history; and tips for ensuring success. Superb photographs make identification a snap.

 

 
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Mardi 25 décembre 2007
Souvenez-vous, il y a quelque temps je décidais de consacrer ponctuellement un billet à un blog ou à un site ami, que j'ai découvert et/ou que j'aime visiter...

Le mois dernier, c'est Joël qui a essuyé les plâtres au travers de ce billet.

Aujourd'hui, je vous emmène faire un tour chez Olivier, le roi des Paphiopedilum !

Sa collection s'agrandit doucement mais sûrement et il possède un talent que je lui envie pour cultiver les Paphio... 

Mais jetez donc un oeil à ses nombreux albums photos et vous verrez que ses goûts ne se limitent pas aux Paphiopedilum, mais vont aussi vers d'autres genres d'orchidées...

Bonne visite !

OlivierBlog.JPG

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Lundi 12 novembre 2007
Lu sur le Courrier du Vietnam
 
OrchidViet.jpg La culture des orchidées se développe bien à Dà Lat, ville en altitude de la province de Lâm Dông sur le Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre). Non seulement les entreprises domestiques ou étrangères mais aussi de nombreux particuliers possèdent des jardins d'orchidées valant des milliards de dôngs.

Toutefois, selon Trân Duc Tuân, président de l'Association des orchidées de Dà Lat, ces belles fleurs de la famille des orchidacées ont un avenir qui n'est "pas très clair", ajoutant que "cette estimation est fondée sur de récentes évolutions du marché des fleurs".

Le Service de l'agriculture et du développement rural de Lâm Dông fait savoir que la province produit chaque année 300 millions de branches de fleurs de toutes sortes, le volume d'orchidées n'en représentant que 10%. Et en matière d'exportation, les horticulteurs ne parviennent à commercialiser que 15% de leur production, dont 6% d'orchidées.

La raison principale de cette situation est que le Vietnam ne possède pas encore sa propre marque d'orchidées sur le marché international. "Jusqu'à maintenant, l'exportation des orchidées de Dà Lat dépend des entreprises étrangères", indique le directeur de la ferme Langbian, Trân Huy Duong. Et de souligner en effet que "parler des exportations de fleurs de la ville, c'est parler des entreprises étrangères comme Dalat Hasfarm ou Bonie Farm. Dans les fermes domestiques comme la nôtre, nous travaillons seulement pour les exportateurs étrangers".

Création de nouvelles variétés

Ces derniers temps, le fait que de nombreuses variétés étrangères sont importées pour être réexportées après quelques traitements préliminaires constitue également un mauvais signe pour l'horticulture nationale. D'autant que dans le même temps, les travaux de recherche pour la création de nouvelles variétés piétinent. 

Il s'agit là d'une des raisons qui rendent les orchidées vietnamiennes moins compétitives.

Les orchidées de Dà Lat ont non seulement du mal à trouver des débouchés à l'étranger font face aussi à une vive concurrence sur leur propre terrain, toujours selon le directeur de la ferme Langbian. Dans les provinces et villes du Nord, notamment à Hanoi, les fleurs importées de Chine inondent le marché avec des prix très compétitifs. À Hô Chi Minh-Ville et les provinces avoisinantes, de plus en plus de jardins d'orchidées sont aménagés.

Pour remédier aux difficultés des horticulteurs vietnamiens, les professionnels recommandent de se concentrer dans le développement de nouvelles variétés d'orchidées, "inédites" sur le marché. Le docteur en biologie Duong Tân Nhut, directeur adjoint de la section de l'Institut biologique à Dà Lat, affirme qu'avec la technologie de culture de cellules et l'utilisation de la solution de bio-réacteur, la création de nouvelles variétés à partir de celles typiques de Dà Lat est à notre portée.
 
Fin 2006, le ministère de la Science et de la Technologie a décidé d'épauler la province de Lâm Dông dans le développement de son horticulture. Ainsi, un centre d'études des fleurs de Dà Lat, dont les orchidées, sera bientôt fondé dans cette ville florale. Le gouvernement danois s'engage à aider les entreprises d'horticulture vietnamiennes dont celles de Dà Lat à améliorer leur compétitivité sur le marché international.
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Samedi 10 novembre 2007

La vanille, un produit long et délicat à cultiver

Devant la dégringolade des prix de la vanille, créer des coopératives financières a permis à plusieurs milliers de producteurs de vanille du nord-est de Madagascar de maintenir la tête hors de l’eau.

Le prix de la vanille, principal produit d’exportation de cette île de l’océan Indien, diminue progressivement depuis 2003 ; cette année-là, l’épice avait atteint le prix record de 450 à 500 dollars le kilo, avant de tomber à 50 dollars le kilo au début de l’année 2005, puis à environ 30 dollars le kilo en 2007.

La vanille est principalement produite dans la région fertile de la Sava, dans le nord-est, où quelque 70 pour cent de la population dépendent de cette épice, selon le Fonds international des Nations Unies pour le développement agricole (FIDA).

L’agence avait lancé le système des coopératives en 1998/99, à une époque où la vanille avoisinait son prix actuel.

« Les prix de la vanille fonctionnent selon un cycle de 10 ans ; nous voulions permettre aux petits paysans d’avoir un filet de sûreté au moment où le prix devait baisser », a expliqué Benoît Thierry, responsable des programmes du FIDA à Madagascar. « C’est sans doute la plus belle réussite du projet – avoir su lier la production et les ventes à un système d’épargne et de crédit ».

Dans le cadre du Programme d’amélioration et de développement agricoles du nord-est, trois types de coopératives ont été créés : pour faire en sorte que les paysans disposent d’un filet de sûreté financier ; pour leur permettre de se regrouper, ajouter de la valeur à leur vanille et les aider à la commercialiser ; et enfin pour leur permettre d’être parallèlement plus autosuffisants en matière de production rizicole, afin d’assurer leur sécurité alimentaire au cours de la saison sèche.

Avant la création des coopératives, les petits cultivateurs gaspillaient souvent leurs économies pour s’acheter des biens de consommation.

« Heureusement que le programme était en place lorsque les prix ont atteint leur niveau record, en 2003, car les paysans ont ainsi pu économiser ce qu’ils avaient gagné », a expliqué M. Thierry.

Cinq ans pour obtenir de la vanille

La vanille, seule orchidée fructifère, est une des cultures les plus consommatrices de main-d’œuvre du monde, et il faut compter pas moins de cinq ans entre la plantation et la production de l’extrait de vanille mature.

La production exige la participation de toute la famille, qui pollinise la vanille à la main lorsqu’elle fleurit (deux ans après la plantation), puis cueille, traite et sèche les gousses.

En plus de fournir aux paysans les fonds nécessaires pour se procurer des ressources agricoles, les coopératives financières leur permettent également d’obtenir des crédits au cours de la période de soudure, qui dure la plus grande partie de l’année, la vanille n’étant vendue qu’entre juin et octobre, a expliqué M. Thierry.

A ses débuts, le programme comptait environ 1 000 membres ; aujourd’hui, il compte 18 branches, 17 000 membres, 10 millions de dollars d’épargne et deux millions de prêts en cours.

Les cultivateurs ont également pu bénéficier de services financiers, par le biais d’un réseau d’unions de crédit. Outre la sécurité financière assurée par les unions de crédit, le projet s’est également efforcé d’assurer la sécurité alimentaire des paysans et de leurs familles au cours de la période de soudure.

« Le problème, c’était que la région de la Sava commençait à trop dépendre de cette culture d’exportation et que la production alimentaire était en diminution », a indiqué M. Thierry.

Le programme a permis de créer 150 coopératives rizicoles, chacune disposant de 10 à 30 hectares de terres, gérés par ses membres. « Cela permet de nourrir la région, surtout quand les prix de la vanille sont bas, comme c’est le cas en ce moment ».

Ajouter de la valeur

Les coopératives de producteurs de vanille, fortes de quelque 10 000 membres, ont permis aux paysans d’ajouter de la valeur à leur production et de la commercialiser plus avantageusement.

« Auparavant, la plupart des petits paysans vendaient leur vanille encore verte, juste après l’avoir cueillie », a observé M. Thierry. « Or, les gousses de vanille vertes ne restant pas fraîches longtemps, elles devaient être vendues immédiatement à bas prix, les acheteurs passant juste après la récolte pour se les procurer ».

Les coopératives ont également permis aux cultivateurs d’apprendre à préparer la vanille, ce qui leur a valu de multiplier leurs revenus par 10 et leur a donné « la liberté de choisir quand vendre ».

Les gousses de vanille sont préparées pour produire la vanilline, qui procure à la vanille sa saveur caractéristique. Dans le cadre de ce processus, les gousses sont bouillies, puis séchées lentement pendant trois ou quatre mois, jusqu’à ce qu’elles deviennent souples et arborent une couleur brun foncé.

La plupart des petits paysans de Madagascar, où cette culture a été introduite au 19e siècle, vendent leurs gousses séchées à des acheteurs locaux au lieu d’extraire eux-mêmes l’essence de vanille.

Les prix records de 2003 ont encouragé d’autres pays, tels que la Papouasie Nouvelle-Guinée, l’Ouganda, l’Inde, le Costa Rica et la Colombie, à se lancer dans la culture de la vanille, une concurrence qui a pénalisé les paysans de Madagascar.

Pour M. Thierry, « l’avenir repose sur la création de marchés de niche autour de la vanille biologique, et sur l’introduction d’un certificat international de commerce équitable, qui vise à garantir de meilleurs revenus aux petits producteurs de divers produits ». 

A lire également, l'intéressant complément de Yann sur "Edmond Albius et la vanille".

Photo: IRIN
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Jeudi 8 novembre 2007
Lu sur Le Courrier du Vietnam

A 27 ans, Nguyên Trung Kiên est déjà directeur de la sarl Hoàng Phuong, spécialisée dans la culture des orchidées. Il possède 7 ha d'orchidées et 5 boutiques de fleurs.

Surprise et harmonie totale, tels sont les premiers sentiments lorsqu'on pénètre dans le merveilleux jardin d'orchidées Hoàng Lan, à Dông Anh, en banlieue de Hanoi. Les innombrables orchidées aux couleurs vives, alignées comme une armée en campagne, appartiennent toutes à Nguyên Trung Kiên, un jeune patron de 27 ans.

Dès son enfance, Kiên rêvait de posséder un jardin d'orchidées. Chaque fois qu'il racontait son rêve à ses parents, tous éprouvaient de la compassion pour lui. Car les orchidées étaient à l'époque très rares et, d'autre part, sa famille était pauvre.

À 16 ans, son oncle, après une mission dans le Sud, lui rapporte une orchidée qui produit chez lui une vive impression. Longtemps, il s'est posé cette question : peut-on trouver une telle plante à Hanoi ? Voyant qu'il y avait un marché à exploiter, il a décidé de s'orienter vers la culture des orchidées et présente à sa famille son intention d'utiliser le jardin familial dans ce but. Ce jardin, assez large, situé derrière sa maison, est ainsi devenu le lieu de culture expérimentale de différentes variétés. Le jeune cultivateur se renseignait sur les variétés d'orchidées, leurs caractéristiques, leur culture et les soins à donner grâce à des documents. Passionné pour la culture des orchidées, Kiên a terminé entre-temps ses études à la faculté de marketing de l'École supérieure de l'économie nationale. QueenOrchid.JPG

Cultiver les orchidées c'est comme s'occuper d'un bébé

Conscient de la nécessité de créer de nouvelles variétés, le cultivateur a collecté les variétés précieuses de différentes régions du pays. À partir des plantes d'origine, Kiên et des ingénieurs qu'il a réunis, ont créé de nouvelles variétés, bien adaptées aux jardins des banlieues de Hanoi.

Kiên a importé également des orchidées de Thaïlande et de Taiwan. À son avis, ces orchidées importées sont très variées et s'adaptent bien au climat vietnamien, chaud, humide et pluvieux. De même des outils et équipements de jardinage ont été importés. Son jardin d'orchidées Hoàng Lan (du nom d'une variété d'orchidée précieuse) compte aujourd'hui 10.000 variétés. Il coûte bien des milliards de dôngs.

L'orchidée est une plante dont la culture exige beaucoup de soins et d'attention. Il faut attendre minimum 3 ans pour qu'une plante donne ses premières fleurs. Il faut être constamment attentif à beaucoup de facteurs comme la luminosité, le taux d'humidité des serres, pour les réajuster en cas de problème.

"Cultiver des orchidées, c'est aussi difficile que de s'occuper d'un bébé", avoue le jeune directeur. "Plus d'une vingtaine de techniciens agronomes soignent les plantes. Parfois, il y a tant de travail qu'il n'y a même pas le temps de manger", a-t-il confié.

Pour l'instant, le jardin d'orchidées Hoàng Lan est devenu une destination de visite et de commercialisation des orchidées de choix du Nord. Les amateurs de tous les coins du pays y viennent pour contempler et acheter des orchidées. Les commerçants cherchent également à venir passer des commandes.

Nguyên Trung Kiên a fondé la sarl Hoàng Phuong et un réseau de 5 boutiques de commercialisation des orchidées. Kiên pense aussi élargir ses réseaux de vente et investir dans la création d'une chaîne complète de culture et de commercialisation. Outre la vente et l'exportation des orchidées, le jardin d'orchidées Hoàng Lan est également une adresse spécialisée dans la fourniture d'équipements et les conseils pour la conception de jardins. Kiên ambitionne d'élargir l'écoulement de ses produits dans les provinces du Centre et du Sud.

Kiên, finalement, a accompli son rêve de planter les orchidées, et grâce à ces fleurs, il est même devenu un jeune milliardaire.

Thanh Bình/CVN
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Mardi 6 novembre 2007
Lu sur le site de Taiwan Info :

Selon les chiffres publiés par l’Association taiwanaise des exportateurs de fleurs, les ventes à l’export pour 2007 devraient atteindre le montant record de 100 millions de dollars américains, un chiffre huit fois supérieur à celui de 1997.

Liu Chen-nan, le secrétaire général de l’association, explique cette bonne santé par la popularité des orchidées et autres oncidiums cultivés à Taiwan pour les marchés américains, europé OxorchidFarm.jpg ens et japonais.
Selon Liu Chen-nan, l’orchidée papillon (Phalaenopsis hybride) et les anthuriums seraient particulièrement appréciés des Américains et des Européens pour leurs qualités ornementales, leur durée de vie et leur grande adaptabilité aux différentes conditions climatiques.

La hausse constante des ventes a permis aux producteurs d’investir dans des techniques de culture et de floraisons avancées avec des serres automatisées et des cultures en laboratoire, profitant des derniers progrès de la biotechnologie.

Parmi les leaders sur le marché, Ox Orchids Farm, fondé en 1979 et installé dans le sud, produit ainsi chaque année, plus de trois millions de plants d’orchidées papillons, 800 000 plantes de petites et moyennes tailles et 300 000 plantes à fleurs sur une surface de 50 000 m2. Confiante dans l’avenir, la société taiwanaise prévoit aussi la construction d’un centre de production aux Etats-Unis
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Samedi 3 novembre 2007

Il y a longtemps que je n'ai pas publié un petit billet sur les sites amis qui font référence à Martine's Orchids Garden...

Eh bien, j'ai décidé de remédier à ça, en changeant un peu la formule et en consacrant, de temps en temps, un billet à un blog ou à un site ami, que j'ai découvert et/ou que j'aime visiter.

L'avantage est double :  vous faire découvrir les talents d'autres orchidophiles et me permettre d'alimenter mon blog sans effort !!! Astucieux, non ?

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, je vous invite à vous rendre chez Joël où vous pourrez notamment admirer les magnifiques photos de sa superbe collection d'orchidées... 

Bonne visite !


BlogJoel.JPG

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Jeudi 18 octobre 2007
Un vent de révolte écologique souffle sur les Bouches-du-Rhône depuis quelques semaines. À Fos-sur-Mer, le Port Autonome de Marseille propose des terrains constructibles aux entreprises. Parmi elles, le groupe suédois Ikea a prévu d’investir 140 millions d’euros pour y construire une nouvelle plate-forme logistique.

L’ennui, c’est que le terrain convoité se situe aux abords d’une immense zone humide reconnue pour sa diversité biologique. Et l’étude d’inventaire écologique menée préalablement par le Port Autonome de Marseille et Ikea n’a pas noté la présence d’une trentaine d’espèces protégées, dont quatre variétés d’orchidées.

Les associations de protection de la nature, qui ont mené des contre-expertises, estiment que les mesures compensatoires prévues par Ikea ne sont pas suffisantes : le groupe propose d’investir 56 000 euros dans la protection d’une parcelle adjacente au site retenu. Selon les écologistes, cela ne résout pas le problème de la disparition d'une centaine d’individus de l’Orchis des marais, une orchidée hautement protégée présente sur le site.

Les associations ont saisi le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), et la préfecture des Bouches-du-Rhône a d’ores et déjà suspendu l’autorisation d’implantation accordée à Ikea en attendant de donner un avis définitif.

Le groupe, qui a déjà reporté le démarrage des travaux au début de l’été, a présenté aux associations un nouveau plan qui modifie l’implantation du dépôt ainsi que les voies de circulation afin d’éviter le plus possible les zones les plus riches en biodiversité. Il envisage également une réimplantation de sa plate-forme logistique.

Lu sur le site www.gondwana-agency.com/
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Samedi 13 octobre 2007
Comme chaque mois, l'arrivée du nouveau numéro d'Orchids a ensoleillé ma boîte aux lettres, éclipsant factures et autres courriers inintéressants du genre...

Je me réjouis de mes prochaines vacances pour pouvoir enfin me plonger dans ce beau magazine !

Orchids-Oct2007.jpg

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Jeudi 27 septembre 2007
Lu sur le site du WWF :

Gland, Suisse, le 25 septembre 2007 – Un groupe de scientifiques du WWF a mis au jour 11 nouvelles espèces d’animaux et de plantes dans une zone reculée du centre du Vietnam. Parmi elles, deux papillons, un serpent, 5 orchidées et 3 autres plantes. Dix espèces supplémentaires, dont 4 orchidées, doivent encore être examinées mais semblent également être nouvelles.


Toutes ces espèces vivent exclusivement dans les forêts tropicales de la cordillère annamitique, dans la province Thua Thien Hue. Cette région est également appelée le “corridor vert” car ses forêts sont inviolées depuis des milliers d’années et  constituent un habitat unique pour beaucoup d’espèces.

Autant de nouvelles espèces ne se retrouvent que dans des régions très spécifiques, et le corridor vert en est une”, explique Chris Dickinson, consultant technique du WWF dans la région. “Certaines grandes espèces de mammifères y ont été découvertes dans les années 90. Les espèces mises au jour cette année ne sont peut être que la partie visible de l’iceberg.”

Le serpent mis au jour, le ‘white-lipped keelback’, vit près des cours d’eau où il attrape des grenouilles et d’autres petits animaux. Il est magnifiquement zébré de jaune et de blanc le long de sa tête et a le corps couvert de points rouges. Il peut atteindre 80 cm de long.

Depuis 1996, 8 espèces de papillons ont été découvertes dans la région. En voici donc deux supplémentaires. L’un d’entre eux est un papillon dont le vol est rapide et irrégulier, du genre Zela, l’autre appartient à un nouveau genre, de la sous-espèce des Satyrinae.

Trois des nouvelles orchidées sont entièrement dépourvues de feuilles, ce qui est exceptionnel pour cette espèce de plante. Elles ne possèdent pas non plus de chlorophylle et se nourrissent de moisissures. Parmi les autres végétaux découverts, on trouve un aspidistra orné d’une fleur pratiquement noire. Les aspidistras sont également utilisés comme plantes d’intérieur et peuvent survivre avec très peu de lumière solaire. Un Arum pourvue de magnifiques fleurs jaunes fait également partie des découvertes. Les Arums ont des feuilles en forme d’entonnoir autour de leurs fleurs.

D’après le WWF, l’organisation internationale pour la protection de l’environnement, ces espèces sont d’ores et déjà menacées par l’exploitation illégale des forêts, la chasse, la surexploitation des ressources naturelles et les conflits d’intérêts concernant le développement de la région. Les autorités de la province Thua Thien Hue, plus particulièrement le département de protection des forêts, se sont engagées à protéger ce corridor vert et à le gérer de manière durable.

La région est d’une importance exceptionnelle pour la conservation de la nature. La province veut protéger les forêts et arriver à les gérer de façon durable, ” explique Hoang Ngoc Khanh, directeur du département protection des forêts de la province Thua Thien Hue.

Une étude récente a montré que ce “corridor vert”, abritait beaucoup d’espèces menacées dont 15 reptiles et amphibiens et 6 espèces d’oiseaux. La région sert également de refuge à la population la plus importante de Gibbon Lar du Nord du Vietnam, un des primates les plus menacés au monde. Le “corridor vert” est également considéré comme le meilleur endroit pour protéger le saola, un bovidé sauvage, découvert en 1992.

Les forêts de la cordillère annamitique approvisionnent des milliers de personnes en eau potable via les rivières qui sillonnent la région. Elles génèrent aussi d’importants revenus pour les minorités ethniques locales notamment via le bois de construction. Ce commerce représente en effet plus de la moitié des revenus pour les populations locales.
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Jeudi 27 septembre 2007
Lu sur le site de l'Université de Laval, cet article rédigé par Jean Hamann :

Le Calypso bulbeux, une orchidée sauvage rare, profite présentement de la razzia végétale que mènent les cerfs sur Anticosti. Alors que des espèces indigènes telles que le bouleau à papier, le peuplier faux-tremble, le sorbier d’Amérique, le cerisier de Pennsylvanie, le noisetier à long bec et le sapin baumier passent sous le rouleau compresseur des chevreuils, le Calypso prospère au point qu’Anticosti s’impose comme refuge pour cette plante dont les populations sont en déclin ailleurs dans le nord-est américain. Cette prospérité pourrait toutefois connaître une fin abrupte d’ici 50 ans si on ne parvient pas à maintenir les vieilles sapinières qui constituent l’habitat de prédilection de cette orchidée sur Anticosti, prévient une équipe de chercheurs qui s’est penchée sur la question.
   
Voilà ce qui se dégage de l’étude menée par Ève-Marie Morissette et Claude Lavoie, de l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement calypso-copie-1.jpg régional, et Jean Huot, du Département de biologie, dont les résultats ont été présentés à l'occasion du Colloque annuel de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Produits forestiers Anticosti, qui se déroulait au Centre des congrès de Québec le 19 septembre. En 2004, ces chercheurs ont étudié 19 colonies, renfermant 396 spécimens, qu’ils ont découvertes sur l’île. Étonnamment, 63 % d’entre elles se trouvaient dans des sapinières. «C’est une situation unique à Anticosti, souligne Claude Lavoie. D’après les collections des onze herbiers du nord-est américain que nous avons consultées, cette orchidée vit rarement dans cet habitat.»
   
Les chercheurs ont mis le doigt sur trois caractéristiques qui permettent de prédire avec certitude la présence de colonies de Calypso sur Anticosti: l’abondance de sapins vivants, l’abondance d'arbres morts et une concentration élevée en calcium dans le sol, des conditions réunies dans les vieilles sapinières de l’île. «Ce qui semble surtout importer, c’est qu’il s’agisse de forêts âgées ouvertes avec débris ligneux au sol», précise le professeur Lavoie. Règle générale, lorsque des arbres meurent dans une sapinière, la percée lumineuse ainsi créée favorise l’établissement de jeunes sapins ou d’autres espèces capables de faire face à une vive compétition végétale. Sur Anticosti, ces plantes aventurières sont aussitôt broutées par le cerf, ce qui laisse la voie libre au Calypso, une espèce dont ce cervidé ne semble pas raffoler. «Le broutage du cerf maintient une structure très ouverte dans les vieilles sapinières, ce qui favorise la germination et la croissance du Calypso», font valoir les chercheurs.
   
Cette belle dynamique risque de ne pas résister au passage du temps. En effet, en un siècle la superficie de l’île couverte par le sapin a diminué de moitié et les cerfs broutent avidement tous les jeunes sapins qui leur tombent sous la dent. Les vieilles sapinières ont maintenant de 90 à 120 ans et elles risquent de disparaître d’ici un demi-siècle. La présence du Calypso dépend d’un fragile équilibre entre les cerfs - qui doivent être assez abondants pour ouvrir le parterre forestier, mais pas au point d’empêcher la régénération naturelle - et les coupes forestières - qui doivent assurer le renouvellement des sapinières sans éliminer tous les vieux peuplements -, constatent les chercheurs.
   
«Pour maintenir des populations de Calypso sur l’île, il faudra gérer les forêts de manière à préserver le plus longtemps possible les vieilles sapinières jusqu’à ce que les autres types de forêts, les pessières notamment, aient atteint un âge suffisant pour avoir une structure typique des forêts anciennes», proposent-ils. À cet effet, ils recommandent de créer une zone tampon, où la coupe forestière serait interdite, autour des 19 colonies de Calypso qu’ils ont découvertes. «C’est une mesure facilement réalisable à très court terme», estime Ève-Marie Morissette
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Mardi 11 septembre 2007

Moment magique : l'ouverture de la boîte aux lettres vide de factures mais pleine d'orchidées ! ... En photos seulement, mais c'est déjà tellement chouette !


OrchidsSept07.jpg

 


En voici le sommaire (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

sommaire.JPG

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Dimanche 9 septembre 2007
L'Angraecum sesquipedale est une orchidée mythique pour un orchidophile et, en cela, mérite bien un petit billet spécifique. 

Mais rien que par sa blancheur et sa forme étoilée, elle suscite naturellement la convoitise des passionnés et des collectionneurs ! Peut-être une future acquisition... Sans doute...

Voici quelques infos sur cette beauté, pêchées sur Wikipedia.

L'étoile de Madagascar (Angraecum sesquipedale) est une espèce de la famille des Orchidaceae endémique de M Angraecum-sesquipedale.jpg adagascar.
C'est une plante vivace à croissance monopodiale, épiphyte ou plus rarement lithophyte originaire des forêts côtières de la côte Est (canal des Pandalanes).

C'est une plante à croissance lente d'assez grande taille aux feuilles allongées, pliées à la base, aux extrémités arrondies. Les hampes florales portent de une à trois fleurs et se forment chaque année à l'aisselle des feuilles principales. Au fur et à mesure de la croissance, le niveau d'apparition des nouvelles hampes comme celui de formation des racines aériennes remonte d'un nœud.

Les fleurs sont blanches, légèrement verdâtres, les trois sépales et les pétales forment une grande étoile à six branches. La branche inférieure élargie est produite par le labelle. De la base du labelle part un grand éperon de 25 à 30 cm de long dont la base est remplie de nectar.

Floraison

A Madagascar, elle fleurit en hiver de juin à novembre, en Europe la floraison est inversée et survient de fin décembre à janvier. Les fleurs émettent leur parfum la nuit, caractéristique qui a fait rechercher un pollinisateur parmi les papillons nocturnes.


Pollinisation


La pollinisation est assurée par un papillon nocturne de la famille des Sphingidae Xanthopan morgani praedicta. C'est une sous-espèce à la trompe particulièrement longue du sphinx africain Xanthopan morgani. L'histoire de sa découverte est particulière. Angraecum-sesquipedale1.jpg

La morphologie de la fleur d'Angraecum sesquipedale n'avait pas manqué d'attirer l'attention de Charles Darwin qui écrivait en 1862 :

I must say a few words on the Angræcum sesquipedale, of which the large six-rayed flowers, like stars formed of snow-white wax, have excited the admiration of travellers in Madagascar. A whip-like green nectary of astonishing length hangs down beneath the labellum. In several flowers sent me by Mr. Bateman I found the nectaries eleven and a half inches long, with only the lower inch and a half filled with very sweet nectar. What can be the use, it may be asked, of a nectary of such disproportional length? We shall, I think, see that the fertilisation of the plant depends on this length and on nectar being contained only within the lower and attenuated extremity. It is, however, surprising that any insect should be able to reach the nectar: our English sphinxes have probosces as long as their bodies: but in Madagascar there must be moths with probosces capable of extension to a length of between ten and eleven inches!

Dans plusieurs fleurs que m'a envoyées Mr. Bateman, j'ai trouvé des nectaries de onze pouces et demi de long, avec seulement le pouce et demi inférieur rempli d'un nectar très doux. [...] Il est cependant surprenant qu'un insecte soit capable d'atteindre le nectar : nos sphinx anglais ont des trompes aussi longues que leur corps; mais à Madagascar il doit y avoir des papillons avec des trompes capables d'une extension d'une longueur comprise entre dix et onze pouces !

Tournée en dérision au début, cette prédiction se trouva renforcée par la découverte de papillons présentant ces caractéristiques au Brésil (Hermann Müller, 1873) puis par les recherches d'Alfred Russel Wallace qui proposa Xanthopan morgani comme pollinisateur potentiel en 1871. Ce n'est finalement qu'en 1903 que la sous-espèce Xanthopan morgani praedicta fut décrite par Lionel Walter Rothschild (1868-1937) et Karl Jordan (1861-1959). Au repos, la trompe de ce papillon est enroulée 20 fois sur elle même. La variété longicalcar d'une autre espèce Angraecum eburneum possède un éperon encore plus long d'environ 40 cm et on ignore s'il existe un pollinisateur particulier avec une morphologie adaptée à la longueur de cet éperon.

 

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Jeudi 30 août 2007
Agence France-Presse Paris
Le précieux morceau d'ambre a été trouvé en 2000 dans une mine de la Cordillère septentrionale, à l'est de Santiago. Il contient notamment deux pollinariums d'orchidée, attachés au thorax d'une abeille ouvrière.(Photo : AFP)

Une orchidée fossile «collée» à une abeille dans un morceau d'ambre, mis au jour en République dominicaine, permet de reconstituer l'évolution de ces plantes au passé inconnu, révèle la revue Nature de jeudi.

Ce précieux morceau d'ambre daté de 15 à 20 millions d'années a été trouvé en 2000 dans une mine de la Cordillère septentrionale, à l'est de Santiago. Il contient notamment deux pollinariums («paquets» de pollen) d'orchidée dans un état de conservation extraordinaire, attachés au thorax d'une abeille ouvrière.

Les auteurs de la découverte, Santiago Ramirez, de l'université Harvard à Cambridge (Massachusetts, États-Unis), et ses collègues, ont donné à cette orchidée jusqu'ici inconnue le nom de Meliorchis caribea, et identifié l'abeille comme appartenant à l'espèce Proplebeia dominicana, caractérisée par l'absence de dard.

«Il s'agit, résument les chercheurs, du premier fossile sans ambiguïté d'une orchidée tout en offrant une observation sans précédent de l'interaction plante-pollinisateur». AFP.jpg

Les orchidées (du grec «orchis», testicule, en référence à la forme arrondie des pseudo-bulbes de certaines espèces) sont fécondées par des insectes qui pénètrent dans leur ovaire, renfermant du pollinarium. Le pollen adhère alors fortement aux insectes, mais se décolle tout seul lorsque le pollinisateur arrive dans une autre fleur.

L'évolution des plantes de la famille des orchidacées, qui fascinent depuis l'époque du «père» de la théorie de l'évolution, Charles Darwin, il y a 150 ans, demeurait jusqu'ici très obscure.

Ce qui est particulièrement important pour les auteurs de la découverte, c'est qu'ils disposent donc désormais d'un moyen de reconstituer l'arbre phylogénétique des orchidées en général, dont on connaît aujourd'hui quelque 25 000 espèces.

«Nous avons construit cet arbre de famille en nous basant sur les séquences d'ADN», précise Santiago Ramirez à l'AFP. «Puisque nous savions où s'y trouvait le fossile, nous avons utilisé son âge pour calibrer l'horloge moléculaire. Et puisque aucune autre orchidée fossile n'était connue jusqu'ici, nous avons calculé l'âge des orchidées modernes à partir de celui de Meliorchis».

Ainsi, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que le dernier ancêtre commun des orchidées existantes poussait il y a 76 à 84 millions d'années. Les résultats obtenus suggèrent enfin, précisent-ils, que le grand rayonnement des orchidées a commencé peu après les extinctions massives qui ont marqué le passage de l'ère secondaire à l'ère tertiaire, il y a 65 millions d'années, et dont les victimes les plus célèbres sont les dinosaures.

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Mercredi 22 août 2007
Extrait d'un article rédigé par Philippe Renève pour le site d'Agora Vox :

 

C’est l’événement du mois : son livre est réimprimé ! Il est en Languedoc un homme étonnant, fol amoureux des orchidées, des plantes et des choses sauvages, réunissant les personnalités du faune malicieux, du savant chercheur de grimoires et de l’humaniste rabelaisien.


Il est fils de berger et a longtemps été simple ouvrier agricole, défrichant et débroussaillant la campagne languedocienne. Autodidacte, il s’est spécialisé dans l’étude des herbiers, des ouvrages anciens et de la systématique des orchidées de chez nous. Il donne des conférences, écrit des articles scientifiques, organise des expositions ; il se rend souvent en Italie pour des études au soleil du terrain et dans l’ombre des bibliothèques. 

En effet, ses diplômes étant plus champêtres qu’universitaires, les portes des temples de la science française (museums, herbiers) ne lui sont ouvertes qu’avec un entrebâilleur, et la consultation des documents botaniques ne lui est pas toujours aisée en France. 

En revanche, il a trouvé à Florence la Belle des oreilles attentives entre lesquelles le contenu du crâne est plus finement actif que chez nous. C’est dans cette ancienne quasi République où toutes les fonctions étaient soumises à concours au mérite, même celles de balayeur, qu’il peut s’abîmer l’esprit et les yeux dans l’étude des documents et des herbiers historiques.


Grand et mince, la moustache foisonnante et le poil abondamment grisonnant, il est volubile avec raison, sérieux avec fantaisie, et savant comme pas deux. Voici une orchidée : il vous raconte une sortie où il avait déniché des spécimens extraordinaires. Passe un rapace : circaète jean-le-blanc, lance-t-il, avant que vous n’ayez seulement distingué sa couleur. Parlez-lui d’une plante, et il vous dira ce qu’il a trouvé, là-bas en Toscane, dans un grimoire poudreux d’un botaniste très XIXe...

 

 

Il est impossible de ne pas conseiller urbi et orbi l’admiration des photos et la lecture de son livre, qui vient donc d’être réimprimé. Cette lecture est d’utilité publique et le prix, bien modeste au regard des plaisirs procurés, devrait en être largement remboursé par la Sécurité sociale, tant le lecteur en sort les yeux pleins de merveilles et au cœur la joyeuse sérénité qui suit un concerto de Mozart.


En voici les références : Les Orchidées sauvages de France, Collection Grandeur nature des Créations du pélican/Éditions Vilo, Paris, août 2007. Format 23 x 31,5 cm. 340 pages, 1 220 photographies. ISBN 2 7191 0642 9c.


 Il a obtenu en 2005 le prix botanique du Prix P.J. Redouté.

 

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